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 1 Juin 2009     ICEM InBrief
 Espagne - France - Italie
Le malaise social s'étend chez le verrier Saint-Gobain

Le mouvement d'agitation sociale qui touche la multinationale française Saint-Gobain en France, en Espagne, en Italie et ailleurs s'est poursuivi la semaine derrière, surtout en France où il a été le plus fort. Il faisait suite à une manifestation européenne au siège de l'entreprise, à Paris le 20 mai, à l'occasion de réunions de dialogue social.

Les syndicats européens du fabricant de verre et de matériaux de construction protestent contre une nouvelle restructuration qui, selon eux, sera synonyme de pertes d'emplois et de dumping social. Les actions collectives qui ont suivi dans les usines du groupe montrent que l'ensemble du personnel refuse ces deux maux.

Les arrêts de travail dans une usine de la Charente ont ralenti la production et entraîné l'arrêt des livraisons. Les travailleurs se sentent floués parce que les primes de productivité n'ont pas été versées comme promis, alors que Saint-Gobain se prépare à une nouvelle restructuration. Les actions de protestation se sont étendues à Vauxrot et Châlon-sur-Saône en France dans une atmosphère de désappointement et de révolte des travailleurs.

En Espagne, la direction locale des usines Sekurit d'Avelés et Arbós est fébrile après un accident survenu à un four et accusent la direction française d'ordonner de nouvelles restrictions sociales dont personne ne veut. Les syndicats espagnols dénoncent l'ineptie de la direction, tant locale que parisienne, et craignent une remise en question de la recherche et développement à Avilés.

En Italie, les syndicats des trois grandes fédérations - FILCEM-CGIL, FEMCA-CISL et ILCEM-UIL – ont manifesté ensemble devant le siège de Saint-Gobain à Milan et organisé des arrêts de travail de quatre heures dans les usines du pays. Ils refusent la décision de l'entreprise de fermer une usine Sekurit à Savigliano, dans le nord de l'Italie, de réduire de moitié l'effectif d'une autre usine de la région de Cunea, cette fois chez le fabricant de verre moulé Cervas, tandis que les travailleurs de l'usine Flovetro de Chieti, dans le centre de l'Italie, sont très inquiets quant à la poursuite de la production.

En France, à l'image de ce qui se passe en Italie, la CFDT, la CGT et FO ont uni leurs forces pour faire pression sur le comité d'entreprise de Saint-Gobain pour qu'il donne la priorité aux intérêts des travailleurs. Ils ont agi une nouvelle fois la semaine dernière, le 26 mai, et les liens entre les syndicats français se sont renforcés, faisant s'accroître la pression sur Saint-Gobain et sur le comité d'entreprise.

À Liverdun, sur les rives de la Moselle, le maire de cette ville récemment frappée par les mesures prises par Saint-Gobain s'est dit consterné par les difficultés qui attendent les travailleurs licenciés par Saint-Gobain.

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