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Le 6 mars dernier, l’affilié néerlandais FNV Bondgenoten a organisé à Utrecht, aux Pays-Bas, une conférence internationale sur le travail décent. Quelque 200 délégués y ont participé.
Dans le cadre du thème principal de la conférence, les participants ont débattu sur des pistes de coopération syndicale à l’échelon mondial pour réagir et lutter contre le recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance, aux contrats temporaires et aux intérimaires. De nombreux orateurs de différents secteurs et régions sont intervenus pour exposer des stratégies syndicales permettant d’enrayer cette évolution préoccupante.
Depuis cinq ans, l’ICEM mène une campagne contre ce phénomène mondial où, de plus en plus, les entreprises n’embauchent plus que des salariés à contrat à durée déterminée. Il arrive même qu’elles recourent à de fausses agences d’emploi pour se soustraire à la législation du travail. L’ICEM a présenté plusieurs cas dans lesquels les salariés sont uniquement embauchés sur la base de CDD renouvelables pendant des années, ce qui permet aux employeurs de se soustraire à leurs responsabilités sociales en ce qui concerne notamment l’assurance maladie et la protection sociale, le paiement des heures supplémentaires et l’application des règles en matière de conditions de travail.
La pratique de l’externalisation permet aux entreprises de disposer de beaucoup de souplesse lors de leur planification et de maximiser leurs bénéfices en sacrifiant la sécurité de l’emploi des salariés.

Manfred Warda
Lors de la conférence du 6 mars à Utrecht, Manfred Warda, le Secrétaire général de l’ICEM, a présidé la table ronde sur la « Flexibilisation et les possibilités de recours syndicaux ». Joseph Toe, qui coordonne la campagne de l’ICEM en Afrique subsaharienne, y a aussi participé. Le cas particulier des salariés d’Unilever au Pakistan fut aussi évoqué. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet en cliquant ici.
Dans le cadre de plusieurs ateliers, on y a aussi échangé des exemples pratiques d’actions syndicales face à la sous-traitance et au travail temporaire. Les questions de la santé/sécurité résultant de ce phénomène en plein essor furent aussi examinées et des propositions d’actions concrètes pour poursuivre la lutte ont aussi été formulées.


