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Le 18 février, quatre syndicats français ont approuvé des hausses salariales de 4,4% en moyenne pour 60.000 salariés d'EdF (Électricité de France) en 2010. La CFDT, la CGT, la CFTC et la CFE-CGC ont obtenu pour leurs adhérents un accord progressiste et avisé comportant une hausse salariale de base assortie de hausses basées sur l'ancienneté, la formation, les mesures d'incitation et les promotions.
EdF, détenue à 80% par l'État, va voir la moitié de son personnel partir à la retraite dans les dix prochaines années ; dans le nucléaire, ce sont 45% des effectifs qui partiront d'ici 2015. Une hausse de 1,2% applicable à l'ensemble de l'industrie, qui avait été négociée en novembre et a pris effet le 1er janvier, est prise en compte dans les 4,4% de hausse des salaires. L'accord prévoit aussi des mesures d'incitation individuelles pouvant atteindre 1,8%.

Plus des deux tiers des 60.000 salariés, ceux employés dans la distribution et le réseau à haute tension, verront leur enveloppe salariale augmenter de 4,2%. L'accord donne la priorité à la formation et aux possibilités d'avancement de carrière et il devrait empêcher l'agitation sociale qui a donné lieu à plusieurs actions du travail en 2009 chez EdF.
La CFDT a qualifié l'accord de satisfaisant tandis que la CGT qui, pour la première fois depuis de nombreuses années, s'est jointe aux autres syndicats pour approuver les résultats de cette négociation, a dit que le nouvel accord permet de regagner une partie du pouvoir d'achat perdu ces dernières années.
La direction a dit que cet accord salarial n'était "pas exorbitant" et qu'il reflétait sa volonté d'élever le dialogue social avec les syndicats, en particulier en matière de formation professionnelle et de mise à niveau des compétences. Le résultat financier positif affiché par EdF en 2009 a aussi contribué au bon aboutissement des négociations, l'entreprise estimant que les diverses enveloppes salariales accordées aux travailleurs français devraient contribuer à des résultats opérationnels optimaux en 2010.
EdF est le plus grand opérateur de centrales nucléaires au monde, avec 17 centrales et 58 réacteurs uniquement en France.




