Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l'énergie, des mines et des industries diverses
ICEM InBrief
Langue :
 
 
 
Vous êtes ici :
Accueil > ICEM InBrief > L'ICEM appelle Sappi à renoncer à des mesures disciplinaires
 29 Juin 2009     ICEM InBrief     Afrique du Sud
L'ICEM appelle Sappi à renoncer à des mesures disciplinaires

L'ICEM appelle le fabricant sud-africain de papier et de cellulose Sappi à abandonner les procédures disciplinaires entamées contre 19 délégués d'atelier et 23 autres travailleurs de son usine d'Enstra, dans la province de Gauteng. Elle soutient son affilié sud-africain Chemical, Energy, Paper, Printing, Wood, and Allied Workers Union (CEPPWAWU) dans son combat pour la défense de ces 42 personnes.

Sappi les accuse d'avoir, en mai, incité à trois grèves sur des questions de sécurité à cette usine de pâte, de papier-journal et de papier graphique proche de Johannesburg qui occupe 700 personnes. L'incident a éclaté lorsque les délégués d'atelier ont empêché un travailleur d'effectuer un travail dangereux; ce travailleur est un des 23 que Sappi veut suspendre une semaine sans salaire et qui ont reçu un dernier avertissement écrit.

Quant aux 19 délégués, qui constituent l'ensemble de la représentation du CEPPWAWU dans l'usine, ils ont déjà été suspendus et attendent d'autres mesures disciplinaires qui seront décidées lors d'une réunion qui se tiendra les 7 et 8 juillet.

Les grèves de sécurité ont eu lieu les 5, 8 et 28 mai. Le travailleur en question avait reçu l'ordre d'effectuer le nettoyage d'une partie de l'usine généralement réalisé par des machines. Lorsque les délégués ont protesté en soulignant les risques de cette intervention, la direction s'est raidie et la grève a été prononcée. Les choses se sont encore dégradées lorsqu'un rapport paritaire sur l'incident et les grèves qui ont suivi n'ont suscité aucune réaction du directeur.

Dans un courrier du 16 juin, l'ICEM a demandé à Sappi d'abandonner les poursuites disciplinaires à l'usine d'Enstra et de "continuer à y construire une relation de confiance entre les travailleurs et la direction". Elle ajoutait que Sappi s'était employée au cours des six derniers mois à améliorer le climat social dans l'usine, mais que son refus de donner suite aux conclusions du rapport d'enquête constituait un acte de mauvaise foi.

"L'ICEM est persuadée que l'élément fondamental du maintien d'une relation de confiance durable entre les travailleurs et la direction doit être la sécurité", disait cette lettre.

L'ICEM constate aussi que Sappi viole les normes internationales du travail à Enstra, ne fût-ce qu'en suspendant tous les délégués du CEPPWAWU, et qu'elle fait preuve de discrimination en retenant des chefs d'accusation différents pour 23 travailleurs et les 19 délégués élus.

Près de 90% des travailleurs d'Enstra sont affiliés au CEPPWAWU.

Recevoir les communiqués de presse de l'ICEM
Imprimer cette page | Envoyer cette page| Contactez-nous| Création web Akimedia.eu