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Fin de la grève du CEPPWAWU dans l'industrie pétrolière; Impasse dans la chimie; Kimberly Clark récalcitrant
En Afrique du Sud, la grève de 18 jours que menaient dans le secteur pétrolier 70.000 adhérents du Syndicat des travailleurs de la chimie, de la pâte et du papier, de l'imprimerie, du bois et des branches connexes (CEPPWAWU) pour l'essentiel s'est achevée le 28 juillet, deux jours après que l'Association sud-africaine de l'industrie pétrolière (SAPIA) ait déposé des propositions satisfaisantes, en matière salariale notamment.
Mais des grèves se poursuivent dans trois conseils de négociation alignés sur les industries chimiques, quoique certains signes laissent supposer que la situation pourrait se régler aujourd'hui dans le secteur pharmaceutique lorsque le SEPPWAWU et l'association de l'industrie se rencontreront sous la médiation du gouvernement. Dans le secteur du verre, l'association des employeurs et des syndicats représentant 6.000 travailleurs ont trouvé un terrain d'entente dans la soirée du 28 juillet, avec un accord d'un an similaire à celui de l'industrie pétrolière.

Dans deux autres secteurs du Conseil national de négociation pour l'industrie chimique, les produits chimiques industriels et les biens de consommation courante, le syndicat attend toujours que des dates soient fixées pour la médiation tandis que les grèves se poursuivent. Le CEPPWAWU représente 40.000 travailleurs de ces trois secteurs. Parmi les entreprises concernées, on trouve Sasol, Adcock Ingram, Aspen Pharmaceutical, Pharmacare, Revlon et Colgate.
Dans le secteur du bois, de la pâte et du papier, où des travailleurs de Sappi, Mondi et d'autres entreprises sont en grève depuis le 14 juillet, des pourparlers se tiendront cet après-midi sous les auspices de la Commission de conciliation, de médiation et d'arbitrage (CCMA) et un accord est attendu. Une solution a été trouvée vendredi 29 dans le secteur du bois d'œuvre et de sciage où une grève avait démarré le 18 juillet. L'accord est maintenant soumis à l'approbation de la base.
Dans l'industrie des panneaux de fibre et des agglomérés, la date des négociations reste encore à fixer. Un arrêt de travail a débuté le 11 juillet.
Dans le secteur du papier ménager et des produits connexes, Kimberly Clark a été à l'origine de nombreux problèmes. La firme américaine refuse maintenant de négocier. Il y a plusieurs semaines, elle avait proposé une hausse misérable de 4% des salaires aux 400 travailleurs de deux usines de serviettes et mouchoirs en papier, presque la moitié du taux d'inflation en Afrique du Sud.
Le coordinateur national de la politique du CEPPWAWA, John Appolis, a déclaré à l'ICEM que Kimberly Clark est déterminée à faire baisser les salaires et les normes de travail pour des raisons liées à la concurrence. Les années précédentes, l'entreprise négociait collectivement avec Nampak dans le cadre d'une association d'employeurs du secteur du papier ménager et des produits connexes, mais Nampak a rompu ces négociations multipatronales en raison des réticences affichées par Kimberly Clark à la table des négociations.

Nampak, le CEPPWAWU et d'autres syndicats se sont mis d'accord en juillet pour une hausse de 8% garantissant l'absence de grèves.
Par l'accord du secteur du bois d'œuvre et de sciage, le CEPPWAWU a obtenu pour la première fois un congé de maternité. Les femmes obtiennent ainsi quatre mois de congé garanti en plus des 12% de leur salaire s'ajoutant à l'indemnité légale. Par ailleurs, le salaire minimum du secteur passera de 1.500 rands (225 $) à 1.775 rands (266 $).
Tous les accords salariaux auront effet rétroactif au 1er juillet, y compris dans le secteur pétrolier où une grève qui a reçu beaucoup de publicité avait entraîné des pénuries et des fièvres d'achat qui ont largement, quoique excessivement fait la une de la presse sud-africaine.
Dans le secteur pétrolier, les syndicats et SAPIA ont convenu d'une hausse de 8,5% et de 10% pour les plus bas salaires. Pour ces derniers, le salaire mensuel minimum passe de 4.000 rands (600 $) à 4.400 rands (660 $) et le syndicat a pu maintenir la semaine de 40 heures. Les femmes bénéficieront dorénavant et pour la première fois de deux jours de congé pour soins prénataux.
"Sur le front des salaires" dit John Appolis, "les améliorations que nous avons obtenues sont légèrement supérieures au pouvoir d'achat actuel en Afrique du Sud et nous avons progressé dans plusieurs autres domaines." Outre le CEPPWAWU majoritaire, les autres syndicats participant à ces négociations sectorielles sont le Syndicat sud-africain des travailleurs de la chimie (SACWU), le Syndicat des travailleurs de l'industrie générale d'Afrique du Sud (GIWUSA) et Solidarity.





