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Le 25 août, une cour d'appel du Mexique a levé le gel imposé par le gouvernement sur les comptes bancaires du Syndicat national des mineurs et métallurgistes (SNTMMSRM), aussi appelé Los Mineros. Mais une semaine plus tard, le 2 septembre, le Procureur général du Mexique publiait une ordonnance qui gelait ces comptes.
La cour d'appel avait estimé que le gel des avoirs bancaires du syndicat par le gouvernement ne pouvait être imposé que sur la base de preuves circonstanciées, pas sur une vague suspicion de blanchiment d'argent. La cour renversait ainsi un décret de la fin de l'an dernier qui maintenait un gel des avoirs du syndicat, bloqués depuis près de trois ans.
Le ministère public a alors recouru à l'article 181 du code pénal mexicain pour geler les avoirs du syndicat.
Los Mineros va poursuivre la procédure contre cette ordonnance malgré qu'il n'ait pas reçu du gouvernement les informations dont il a besoin pour intenter un recours légal.
Entre-temps, une commission spéciale du Sénat mexicain a accepté de recevoir une déposition par vidéocassette du dirigeant syndical en exil Napoleón Gómez Urrutia à propos de la grève à la mine de Cananea. Il sera autorisé à témoigner depuis le Canada sur la complicité de Grupo México dans de prétendues violations des droits de l'homme commises à la mine où les adhérents du SNTMMSRM sont maintenant en grève depuis 25 mois.
La demande d'affiliation du Syndicat mexicain des mineurs et métallurgistes à l'ICEM a été approuvée par le Comité exécutif à sa réunion des 23-24 juin.




