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 7 Novembre 2008     ICEM InBrief Alerte     Canada
Une organisation syndicale internationale endosse le boycottage de Petro-Canada

Hier, la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) a donné son appui total au boycottage, lancé il y a une semaine, des produits de Petro-Canada lors de sa réunion des leaders internationaux cette semaine. L’action prise par le conseil d’administration de cette fédération syndicale mondiale est un geste d’appui envers les 260 travailleuses et travailleurs de la raffinerie de pétrole, membres de la section locale 175 du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier du Canada, qui sont en lock-out à une raffinerie de Petro-Canada à Montréal, au Québec, depuis le 17 novembre 2007.

(Des messages de soutien peuvent être envoyés à l'adresse scep175@qc.aira.com).

À Montréal, le 28 octobre, le SCEP, le Congrès du travail du Canada et la Fédération des travailleurs du Québec, la principale fédération syndicale de cette province, ont annoncé un boycottage national de tous les produits pétroliers de Petro-Canada.

« Nous voulons que les gens à travers le monde sachent que cette compagnie pétrolière, autrefois patriotique et sous la propriété de l’État, a laissé tomber les travailleuses et travailleurs dans son propre pays », a affirmé le président de l’ICEM, Senzeni Zokwana, président aussi du Syndicat national des travailleurs des mines en Afrique du Sud. « Les leaders de l’ICEM vont maintenant retourner dans leurs pays respectifs et informer les travailleuses et travailleurs de ce lock-out injuste. Nous allons aussi informer ceux qui voyagent au Canada du boycottage et les inciter à ne pas acheter de produits portant le nom de Petro-Canada. »

La compagnie énergétique, qui a été entièrement privatisée en 2004 par le gouvernement du Canada, a mis en lock-out des membres syndiqués à la raffinerie de Montréal produisant 130 000 barils par jour, lorsqu’ils ont refusé d’accepter des conditions de travail considérablement inférieures à celles contenues dans l’entente nationale cadre de l’énergie et de la chimie du SCEP. Ironiquement, ce contrat type a été établi par Petro-Canada et le SCEP à une raffinerie de pétrole à Edmonton, en Alberta, plus tôt en 2007.

La résolution de l’ICEM endossant le boycottage affirme que la compagnie a mis en péril la sécurité et le bien-être communautaires des résidentes et résidents de Pointe-aux-Trembles, un secteur résidentiel de l’est de Montréal, en tentant de faire opérer la raffinerie, à production réduite, par les gestionnaires et des travailleurs de remplacement de l’extérieur. Petro-Canada a été accusée par un tribunal provincial de contrevenir aux lois du Québec en ayant recours à de tels travailleurs.

Les membres de l’exécutif de l’ICEM se sont fait entendre dans leur condamnation de Petro-Canada, ainsi que dans leur soutien aux travailleuses et travailleurs.

« Nos membres syndiqués sont au courant de ce lock-out depuis novembre 2007 », a dit Phil McNulty, dirigeant national du secteur de l’énergie de Unite the Union. « Maintenant, nous sommes informés du boycottage national au Canada. Unite the Union va s’assurer que tous ses membres au Royaume-Uni et en Irlande soient informés de ce boycottage, et nous les encouragerons à diffuser le message. »

Le vice-président de l’ICEM Amérique latine/Caraïbes, Sergio Novais, un leader syndical à la Fédération nationale des travailleurs de la chimie du Brésil (CNQ-CUT), a ajouté : « Le message que nous allons diffuser chez nous est que les membres du SCEP à Montréal restent forts et unis après un an de lock-out. Nous allons dire à nos travailleurs de la chimie à travers le pays – et aux travailleuses et travailleurs de Petrobras – que le Canada en entier soutient le boycottage de Petro-Canada. Nous soutenons cet appel et nous encourageons tous les Canadiens à respecter cet appel. »

L’ICEM, située à Genève, est formée de 467 syndicats de 132 pays, et la fédération est la voix des travailleuses et travailleurs du pétrole, du gaz et de l’énergie à la fois dans les secteurs en amont et en aval.

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