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Les syndicats ougandais ont révélé les conditions de travail inhumaines imposées par des investisseurs étrangers dans certaines entreprises du pays. Lors d'une réunion avec le Président Uoweri Museveni, le 1er septembre à Entebbe, les dirigeants de la Central Organisation of Free Trade Unions (COFTU) ont dit que les abus et les mauvais traitements étaient en progression dans les entreprises privées contrôlées par des capitaux étrangers.
Bien que la COFTU n'ait pas cité nommément les employeurs, les pires cas d'abus sont le fait de petites entreprises. Le Secrétaire général de la COFTU, Sam Lyomoki, qui siège aussi au parlement ougandais, a remis au Président une pétition qui dénonce les principales carences en matière de salaires et de conditions de travail ainsi que certains employeurs qui ne rétrocèdent pas aux autorités les prélèvements au titre de l'impôt sur le revenu et des cotisations de sécurité sociale.
Mais le plus choquant a été lorsque les dirigeants syndicaux ont évoqué les pratiques humiliantes imposées par les employeurs. Des cas particuliers ont été cités, comme celui d'un patron d'une petite entreprise qui a forcé une salariée à nettoyer le sol d'un bureau avec sa langue. Un autre a enfermé une employée dans les toilettes à titre de punition pour les avoir utilisées avant l'heure de la pause.
Certains ont dit que le Président Museveni avait visiblement été ébranlé par ces récits et il a ordonné au ministère du Travail d'enquêter immédiatement sur ces cas. Il a aussi annoncé à la fédération syndicale qu'il allait proposer la création dans le pays d'instituts du travail chargés d'étudier les mauvais comportements des employeurs et de veiller à la santé et la sécurité des travailleurs.




