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 1 Juin 2009     ICEM InBrief     Canada
Des "sit-ins" dans des ministères canadiens pour sensibiliser Stephen Harper à la crise de l'emploi

Sept "sit-ins" dans des bureaux ruraux de trois parlementaires et quatre ministères – dont ceux des finances, du trésor et des affaires intergouvernementales – ont retenu l'attention de Stephen Harper et la question est maintenant de savoir si son gouvernement prêtera l'oreille. Demain, le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) organisera une autre manifestation sur la crise qui frappe le secteur forestier, cette fois un défilé suivi de contacts directs avec l'équipe Harper à Ottawa.

Ces occupations ont eu lieu la semaine dernière à l'initiative du SCEP qui voulait attirer l'attention sur les pertes d'emplois et la récession sociale qui frappent les communautés de forestiers dans tout le Canada. Le SCEP souligne avec insistance que c'est au gouvernement Harper d'apporter des réponses, et il est prêt à collaborer pour trouver des solutions satisfaisantes.

Manifestation
Mardi, Juin 2

Les "sit-ins" font suite à des réunions de stratégie tenues à la mi mai, et à une action de protestation au siège d'AbitibiBowater à Montréal qui était davantage dirigée contre le gouvernement Harper que contre le fabricant de papier-journal en faillite. Les occupations de locaux ruraux de parlementaires de premier plan de la semaine dernière signifient que l'action du SCEP reste ciblée sur la survie même de la ruralité et du mode de vie canadien.

Aujourd’hui, 2 juin, à 11h30 à Ottawa, le SCEP manifestera d'abord devant les bureaux de la ministre des Ressources naturelles, Lisa Riatt, puis se rendra à la résidence du Premier ministre, Stephen Harper. Ensuite, il rencontrera le ministre des Finances, Jim Flaherty, dont les bureaux de la province d'Ontario, à Whitby-Oshawa, étaient les seuls locaux occupés par le SCEP à ne pas être en zone rurale.

Six des sept "sit-ins" organisés dans quatre provinces du Canada ont donné des résultats immédiats. Trois ont eu lieu au Québec, deux en Colombie-Britannique, un au Nouveau-Brunswick et un autre en Ontario. En Colombie-Britannique, le conservateur Jay Hill de la circonscription de Prince George/Peace River, à Ottawa, fut le seul député à décliner l'invitation du SCEP à discuter de la crise. Dans une autre occupation en Colombie-Britannique, dans le bureau de John Duncan, élu de la circonscription d'Island North à Vancouver, le porte-parole du SCEP a déclaré : "Nous continuerons à faire du bruit et faire tout ce qu'il faudra" pour faire bouger ce gouvernement.

Le SCEP réclame une aide financière du fédéral pour l'industrie. Il veut aussi une protection à toute épreuve et sans compromis pour les pensions. Enfin, le SCEP insistera demain pour que le gouvernement Harper offre des allégements fiscaux pour les entreprises qui convertissent la liqueur noire du traitement de la pâte de bois en énergie. De tels allègements existent pour les producteurs de pâte et de papier aux États-Unis et le SCEP demande que tous soient mis sur un pied d'égalité.

Le SCEP réclame aussi un sommet national sur la crise du secteur forestier entre ses principaux acteurs pour arrêter des orientations strictes axées sur des mesures de stabilisation de l'emploi et de régénération des forêts. Au Québec, la ministre des Affaires intergouvernementales a immédiatement réagi en annonçant qu'elle organiserait ce sommet.

Le SCEP, qui est affilié à l'ICEM, a calculé que 55.000 emplois ont disparu dans le secteur forestier ces deux dernières années seulement. Bien plus encore ont disparu auparavant. L'impact de la disparition de ces emplois bien payés sur les communautés rurales est énorme et il faut imaginer les effets en cascade pour comprendre l'ampleur du problème.

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