Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l'énergie, des mines et des industries diverses
Conférence Mondiale de l'ICEM pour les industries de la pâte et du papier - 2005
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 1 Décembre 2008     ICEM InBrief     Roumanie
Treize morts dans l'explosion d'une mine en Roumanie

Un coup de grisou a fait 13 morts et 14 blessés le 15 novembre à la mine de Petrila de la Compagnie nationale des charbonnages de la vallée de Jiu, en Roumanie.

Parmi les morts figurent 4 sauveteurs tués par une seconde explosion survenue quatre heures après la première, alors qu'ils tentaient de secourir les survivants et remontaient les corps des victimes à la surface. Toutes les opérations de secours ont alors été suspendues pendant 48 heures. Un dernier mineur est décédé d'un arrêt cardiaque la semaine dernière à l'hôpital de Bucarest.

Le charbonnage a été fermé pour deux semaines et a repris ses activités le 27 novembre. Le personnel a organisé un service funèbre le 18 novembre. La direction a versé les salaires et primes d'ancienneté des 1.490 mineurs pendant ces deux semaines.

Cet accident, le plus grave en 28 ans dans les mines de Roumanie, a fait réagir le Président de la République, Traian Basescu, qui a réclamé davantage d'attention pour la sécurité dans les mines du pays en déclarant : "Cette tragédie est trop grave pour qu'on ne s'interroge pas sur ses causes". "L'enquête déterminera si toutes les mesures de précaution avaient été prises lorsque les premiers mineurs sont descendus dans la mine et si l'intervention des sauveteurs s'est faite suivant les règles", a dit pour sa part le ministre de l'Économie et du Commerce, Varujan Vosganian.

Des proches ont confirmé les rumeurs suivant lesquelles les mineurs avaient été forcés de continuer à travailler malgré que des taux élevés de méthane aient été détectés six jours avant la catastrophe. Des explosions mineures s'étaient déjà produites dans la mine.

Ovidiu Jurca, le Vice-président de la confédération syndicale nationale BNS, a déclaré que "le fait d'avoir laissé ces gens continuer à travailler alors que les taux de méthane tolérés étaient dépassés relève de la négligence criminelle."

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