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Après une laborieuse campagne de syndicalisation et de négociation, notre affilié colombien Sintravidricol et les travailleurs de la Caldas Glass Company, VICAL S.A., on remporté une victoire de taille contre le travail contractuel et intérimaire (TCI). Le droit de se syndiquer a été reconnu et les travailleurs ont signé leur première convention collective.
Elle survient après une autre convention similaire qu'ont obtenue les travailleurs à temps partiel de Peldar Glass – membre du groupe Owens-Illinois – à Zipaquira, en Colombie. Là, le projet de l'ICEM pour la Colombie s'est parfaitement conjugué avec le programme mondial de lutte contre le TCI de la Fédération et avec un projet de dialogue social propre aux multinationales présentes en Colombie pour conférer le statut de salarié à plein temps à beaucoup de temporaires employés par Peldar.
Cela faisait 20 ans que plusieurs organisations, et principalement la Risaralda-CUT, essayaient de syndiquer le personnel de Caldas Glass.
Les travailleurs de Caldas Glass, qui sont davantage des artisans, fabriquent divers produits en verre principalement à l'aide de leurs mains (et leurs poumons). 80% d'entre eux au moins sont recrutés par le biais d'agences de travail intérimaire, avec des contrats de moins d'un an en général.

Même des travailleurs ayant 15, 20 ou 30 années d'ancienneté n'ont toujours que des contrats d'un an et il n'est pas rare que leurs salaires arrivent en retard. C'est cette situation qui les a poussés à se syndiquer.
Pour eux, trois priorités : mettre fin au système des contrats annuels qui les prive de leur ancienneté, obtenir la reconnaissance totale du syndicat par Caldas et le faire enregistrer auprès du ministère de la Protection sociale, et la stabilité de l'emploi qui est une condition essentielle de l'amélioration des conditions de travail et de la productivité.
Contre toute attente, les premiers pourparlers avec la direction laissent penser que le nouveau syndicat va obtenir satisfaction sur tous les points. D'autre part, Caldas va rencontrer Sintravidricol au sein d'un comité paritaire afin d'analyser les problèmes des travailleurs. De plus, le syndicat rencontre régulièrement le président de l'entreprise. Les premières négociations ont permis d'obtenir des bourses d'études de 30.000 pesos (2.200$) chacune pour les enfants des salariés, une prime de productivité et une hausse des salaires équivalente en pourcentage à la hausse du salaire minimum édictée par le gouvernement colombien.
L'ICEM félicite son affilié colombien, Sintravidricol, pour cette grande victoire.
